14.02.2012
faites comme les islandais dites merdre à l'Europe et au FMI
Athènes, dirigée par Solon, connait une crise de la dette en 594 avant JC
« Lorsque les crises de la dette se produisaient dans l’antiquité, les batailles politiques entre créanciers et débiteurs pouvaient se régler de deux façons : soit les riches arrivaient à préserver leurs créances et les débiteurs étaient maintenus dans la pauvreté et en esclavages pour rembourser leurs dettes, soit les mouvements sociaux engagés par les débiteurs conduisaient les dirigeants à procéder à une redistribution des terres et à édicter des garanties contre l’esclavage de la dette, afin de ramener l’ordre social. Solon finira par interdire l’esclavage pour dette pour les citoyens athéniens. » [Alternatives économiques]
Le gouvernement grec brade ses services publics et révise à 19 milliards € au lieu de 50 milliards €, les gains attendus de son programme de privatisations prévu d’ici 2015. L’UE et le FMI exigent une réduction supplémentaire des dépenses publiques d’un montant de 325 millions d’Euros soit une diminution de 22% du salaire minimum ce qui ramène celui-ci à 586 € par mois, alors que le premier ministre grec a déclaré lui-même, que l’on ne peut pas vivre avec moins de 800 €, confirme la suppression de 15 000 emplois publics et la diminution de certaines pensions de retraite. Qui paiera l’impôt sur le revenu ? Les églises, les classes moyennes, les très riches paient très peu ou pas d’impôt et rien n’est fait pour que cela change. L’UE, le FMI et le gouvernement grec choisissent la misère pour les grecs les plus pauvres et préservent ceux qui ont entrainé leur pays dans cette galère.
Et derrière tout cela qui trouve t-on ? GOLDMAN SACHS. Selon le New York Times cette banque aurait une responsabilité directe dans la crise de la dette en aidant le gouvernement grec à camoufler sa dette avec en contrepartie un bénéfice de 300 millions de Dollars. Le 16 aout 2011 un stratégiste de GS recommande aux Hedge-Fund de spéculer sur une aggravation de la crise en Europe. D'ailleurs On retrouve les hommes de GS un peu partout dans les hautes sphères de la politique et de la finance.
En Grèce Loukàs Papadimos qui succède à Papandréou est un ancien de GS
En Italie Mario Monti lui succède à Berlusconi est un ancien de GS.
Mario Draghi succède à JC Trichet à la présidence de la banque centrale européenne est un ancien de GS.
L’économiste britannique Jim O’neill qui prévoit le démantèlement de la zone Euro est président de la Goldman Sachs Asset Management.
Et si DSK avait raison. Si effacer la dette grecque était la moins mauvaise des solutions possibles
19:29 Publié dans coups de gueule, économie, politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : goldman sachs, dette grecque, fmi, ue, dsk
10.03.2011
Le chagrin des classes moyennes page 169
Les délocalisations
Conséquences «… Le BIT sur la période 1995-2001 tombe sur un impact de l’ordre de 13500 emplois détruits chaque année. Dans une autre étude, l’INSEE signale que ce chiffre peut monter à 60 000 emplois les années de crise. Quoi qu’il en soit, ces ordres de grandeur sont encore marginaux au regard de la taille de l’économie française. De fait les problèmes de chômage qui minent la France depuis près de trente ans seraient quasiment exclusivement liés à des problèmes internes mais pas à la mondialisation »
Quels sont ces problèmes internes ? Notre « grand économiste » ne le dit pas.
Plus loin concernant la montée des inégalités « la position officielle des grandes organisations internationales comme le FMI ou l’OCDE est bien celle-ci : la montée des inégalités et, partant, les déboires de classes moyennes sont largement indépendants de la mondialisation. Pour elles ces difficultés émanent quasi exclusivement des mutations technologiques. ». Il conclut « voilà qui disculpe clairement le commerce international » là non plus aucune précision, on affirme sans démontrer.
Nulle part Notre « grand économiste» ne parle des Investissements Directes à l’Etranger(IDE) pourtant, pendant la période de 1979 à 2009 la Chine reçoit à elle seule plus de 900 milliards de dollars d’investissement.
Page 134 : la mondialisation et la révolution industrielle (quelle révolution ?) détruisent nos classes moyennes, déchirent notre tissu social, mais, par une terrible ironie de l’histoire, contribuent à résoudre certains des plus grands problèmes de l’humanité : l’extrême pauvreté, la lutte contre la maladie, le réchauffement climatique… Il faut accepter ces mutations extraordinaires … Nous n’avons pas le choix ». L’extrême pauvreté diminue peut-être, mais la pauvreté ordinaire augmente. La lutte contre la maladie et la résolution du problème concernant le réchauffement climatique n’ont rien à voir avec la mondialisation. Au contraire Il est fort possible que la mondialisation aggrave nos problèmes de santé : épidémie planétaire et contribue, pour une large part, au réchauffement climatique. Qui dit augmentation des échanges dit augmentation de la pollution due aux transports et Production plus polluante les PED étant moins sensibles à ces problèmes.
N’achetez pas « Le chagrin des classes moyennes » de Nicolas Bouzou
Par contre le livre d’Eric Laurent « le scandale des délocalisations » me semble intéressant même si l’auteur ne propose pas de solution.
08:00 Publié dans économie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fmi, ocde, inégalités, classes moyennes, chômage, mondialisation
27.01.2011
pays pauvres, pays riches
La mondialisation semble avoir un impact sur la répartition de la pauvreté et des inégalités dans le monde non conforme à ce que prévoyaient les néolibéraux. La plupart des pays sont engagés dans un processus de rattrapage des pays riches en termes de PIB moyen par habitant, à l’exception des pays d’Afrique et du moyen orient rongés par la corruption ; mais ce rattrapage est surtout dû à une stagnation des pays riches. En revanche les inégalités internes à chaque pays augmentent presque partout. Pinketti et Saez notent que parmi les seize pays les plus riches les seuls ou la part du revenu détenue par les 1% des plus riches n’augmente pas (Suisse, Allemagne, et Pays bas) sont ceux pour lesquels les données sur la période récente ne sont pas disponibles.
Aux Etats unis, au milieu des années 1970, les 1% les plus riches percevaient 9% du revenu national contre 23% en 2006. Pour la France la proportion est passée de 7.7% à 9% entre 1995 et 2006.
Selon l’observatoire des inégalités cette hausse des inégalités résulterait de la libéralisation de l’économie entraînant entre autres une politique de baisse des impôts, nourrie par la concurrence fiscale que se livrent la plupart des pays riches. Aux états unis entre 1981 et 1989 sous Reagan la part des 1% des plus riches est passée de 10 à 14.5 % de l’ensemble des revenus, sans que l’on puisse établir une corrélation avec la couleur politique des gouvernements. Le parti unique ayant fait place à la pensée unique, c’est le gouvernement Jospin, qui en 1997, ouvrit le bal des baisses d’impôts à grande échelle.
Qui était ministre des finances en 1997 ? N’était-ce pas l’actuel directeur du FMI ?
19:00 Publié dans économie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : inégalités, jospin, fmi, pays pauvres, pays riches, pensée unique, parti unique
21.10.2010
L'idéologie néo libérale (3)
Ce qu’on retrouve dans « l’idéologie néo libérale (1) » c’est la vitrine du néolibéralisme, vitrine de moins en moins séduisante, de moins en moins crédible. Les français semblent avoir compris que baisser le salaire différé ou indirect pour augmenter le salaire direct était un marché de dupes et que les plus faibles avaient tout à y perdre.
En fait la réalité est beaucoup moins avouable. Pour les néolibéraux il existe effectivement 2 types d’entreprises celles qui exercent sur le marché national (dites protégées) et celles qui sont soumises à la concurrence mondiale. Les premières, pour la plupart non délocalisables appartiennent au secteur tertiaire (services, etc.) et ne sont pas soumises à la concurrence des pays à bas salaires tandis que les secondes sont confrontées à ce problème et doivent y faire face, soit en délocalisant soit en investissant dans les pays à faible niveau de vie (Chine, Inde, Europe de l'est, etc) . Mais si les néolibéraux en occident ont réussi à limiter le pouvoir politique il n’en est pas de même pour la Chine et dans une moindre mesure pour l’Inde. Le néolibéralisme n’aime pas partager le pouvoir. Le monde des affaires à besoin de certitude. Pour eux l’idéal serait de relocaliser, mais cela ne peut se faire au détriment de ceux qui vivent en priorité du travail des autres : les actionnaires. Il leur faut donc baisser le coût du travail en soumettant les emplois protégés à la concurrence des pays à faibles salaires, ce que se proposait de faire la directive Bolkestein, ce que proposent à mots couverts le FMI, l’OMC et l’Europe et ce que tente de faire Sarkozy pour la France.
Les salaires baissant, les néolibéraux escomptent que le prix des services sous l’effet de la concurrence baisseront. Le niveau de vie baissant, les exigences des salariés, précédemment seuls soumis à la concurrence, deviendront moindre et les entreprises pourront se relocaliser sans léser leurs actionnaires. Un écueil cependant : éviter la déflation et c’est là que les banques jouent leur rôle en facilitant le crédit (les subprimes).
En fait, la mondialisation profite à très peu de personnes, celles qui vivent principalement du travail des autres (les actionnaires et les équipes management des entreprises qui perçoivent plus de 10 fois le SMIC *)
Bolkestein, OMC, FMI, O’Leary PDG de Ryan air, même combat !
*on peut imaginer qu’un manager,un PDG qui perçoit un revenu supérieur à 10 fois le SMIC profit e du travail des autres pour la somme qui dépasse cette limite. C’est le salaire de la soumission à ses actionnaires.
08:00 Publié dans économie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, bolkestein, fmi, omc, baisse du niveau de vie
09.09.2010
Le FMI de DSK
"Il est essentiel que les autorités mettent pleinement en oeuvre leur ambitieux programme de réformes structurelles (...) Il faut de nouveau privilégier les mesures propres à modérer la croissance des coûts salariaux, intensifier la concurrence et promouvoir l'innovation (...)Outre les politiques d'activation engagées sur le marché du travail et les mesures de formation, la modération du salaire minimum devrait être poursuivie afin d'établir progressivement une échelle des salaires incitative pour les jeunes et les travailleurs peu qualifiés. Pour soutenir l'emploi des travailleurs plus agés, il convient d'améliorer les incitations à continuer de travailler, notamment par la mise en oeuvre effective d'exigences en matière de recherche d'emploi, parallèlement à la réforme du système de retraite. Une dérèglementation plus poussée des marchés des produits serait de nature à accroitre l'efficience économique et le bien-être. la directive services de l'UE doit être suivie pour assurer une plus grande libéralisation, y compris dans les services professionnels "
France: la reprise est bien engagée mais il faut réduire la dette publique ( bulletin du FMI 30/07/2010)
Crédit: Le Monde diplomatique
c'est le nouveau FMI dit DSK (c'est fou ce qu'il ressemble à l'ancien)
18:10 Publié dans économie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fmi, dsk, smic, déreglementation


