25.11.2011
L’un était fils de bourgeois, l’autre fils d’ouvrier
Le statut et le rôle
Le statut : ensemble des droits et des devoirs associés à une position sociale. Un individu possède généralement plusieurs statuts, il peut-être père, époux, employé, etc. Les statuts sont soit assignés lorsqu’ils dépendent des caractéristiques biologiques, soit acquis lorsqu’ils dépendent des actions des individus, de leur mérite et efforts pour conquérir une certaine position sociale. Par ailleurs chaque statut ne peut se comprendre qu’en fonction du système de relations dans lequel il s’insère. Les statuts peuvent être symétriques (les droits et devoirs de chaque occupant du statut sont identiques). Ils peuvent être complémentaires(le statut de médecin, de père ne prend son sens qu’avec sa relation avec son malade, son enfant) mais plus généralement le statut est défini comme une position s’inscrivant dans une hiérarchie, qu’elle soit de revenus, de pouvoir, de culture ou de prestige. On distinguera alors, la dimension verticale du statut qui le relie à ceux qui lui sont subordonnés ou supérieurs et la dimension horizontale qui le relie à ceux qui correspondent à une position de même rang.
Le rôle : si le statut représente l’élément statique et structurel de la position sociale, le rôle renvoie, lui à son aspect dynamique et fonctionnel. En fait le concept de rôle fait référence au moins à trois acceptions différentes : a) le rôle prescrit : il peut se définir comme un ensemble d’orientations normatives qui prescrivent au titulaire d’un statut de se comporter d’une manière déterminée. B) le rôle attendu : Il est constitué par les attentes réciproques des partenaires en situation d’interaction, c) enfin le concept de rôle renvoie à la performance de rôle (manière dont chaque individu joue son rôle). Ces trois niveaux ne coïncident pas nécessairement et définissent l’espace de liberté des acteurs.
L’un était fils de bourgeois, l’autre fils d’ouvrier
Et tous deux se disaient redresseurs d’entreprises en difficulté
Le premier était soutenu par la banque Lazare, le second par le crédit lyonnais
L’un était fils de bourgeois, l’autre fils d’ouvrier
Et tous deux lorgnaient sur l’empire Boussac en déconfiture
L’un était fils de bourgeois l’autre fils d’ouvrier
Et c’est le fils de bourgeois qui l’emporta, obtenant pour une mise de 400 millions de francs un prêt de 745 millions du gouvernement pour maintenir l’emploi. Très vite notre fils de bourgeois oublia ses promesses et se débarrassa du papier, du textile et du tissage pour ne garder que ce qui l’intéressait depuis le début : Dior, Le Bon Marché, et les actifs immobiliers. Deux ans plus tard son groupe pèsera 8 milliards de francs et à partir de 1990 ce fils de bourgeois deviendra le premier milliardaire de France.
L’un était fils d’ouvrier l’autre fils de bourgeois
Le premier fit de la politique. Ce qui le perdra. Le second se contenta « d’acheter des politiques » en leur offrant une place dans son groupe (Mme Chirac, Mrs Bazire, M.A Jamet, H. Védrine, C.Girard)
Le premier se mis la presse à dos, le second l’acheta (les échos, Elle, Paris Match, le JDD, Europe 1) et se servit de son budget pub pour rendre les autres médias plus dociles.
Le premier fit scandale lorsque l’état lui accorda une indemnité (Crédit Lyonnais, Adidas). Pour le second il fallut une injonction de Bruxelles pour que l’état lui demande de rembourser les aides perçues.
Il s’agit de Bernard Tapie et de Bernard Arnault et ce qui précède explique peut-être en partie cette différence de traitement (car l’un ne vaut pas mieux que l’autre).
12:11 Publié dans coups de gueule, portraits | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tapie, arnault, credit lyonnais, role, statut
23.11.2011
Lâcher la proie pour l'ombre 2
Le très libéral J. Fourastié avec d’autres( c’était à une époque ou le libéralisme commençait déjà à faire des dégâts dans les esprits) ayant constaté que le développement de la productivité et l’évolution de la demande avaient entrainé un déplacement de la main d’œuvre du secteur 1 (l’agriculture, l’extraction et la production de matières premières) vers le secteur 2 (l’industrie), extrapolèrent qu’il en serait de même pour le secteur 2 vers le secteur 3 (les services).Le passage de la main d’œuvre du secteur 1 vers le secteur 2 se passa assez bien, l’industrie ayant surtout besoin d’ouvriers non qualifiés, ce transfert se fit donc sans trop de dégâts sociaux. Mais Il n’en est pas de même pour le passage du secteur 2 au secteur 3. Les services nécessitent pour la plupart une formation que les ouvriers ne possèdent pas. D’autre part beaucoup des services se consomment sur place et il faut une demande, une demande solvable si possible. Qu’importe nos économistes, au service des industriels, raisonnant toujours en terme de valeur et part de PIB en ont déduit qu’après le déclin de l’agriculture viendrait celui de l’industrie et décidé qu’il fallait se diriger vers une société de services. Cependant Jamais l’agriculture et l’industrie n’ont été autant productives. En réalité, dans l’industrie et dans une moindre mesure en agriculture, nous avions affaire à la baisse des taux de profit prévue par Marx. Baisse due à la concurrence entre pays développés. Pour augmenter leur taux de profit, aidés par la baisse du coût des transports internationaux, nos industriels décidèrent de délocaliser leur production dans les pays à bas salaires ou d’investir directement chez eux, à charge pour les économistes de faire avaliser cette décision par nos hommes politiques (de droite comme de gauche) ce qui leurs fut assez facile.
Le résultat de cette politique ? Un déficit abyssal de notre balance commerciale peut-être 84 milliards d’euros en 2011 !
A noter : le tourisme ne figure pas dans la BC, un touriste étranger qui achète et consomme en France c’est une exportation et c’est l’inverse pour un français qui part à l’étranger, import /export non chiffrable.
Nous avons 2 grands constructeurs automobiles en France et pourtant nos importations de voitures sont supérieures à nos exportations : toute délocalisation entraine une augmentation de nos importations et/ou une diminution de nos exportations.
Les économistes néolibéraux nous disent que la BC n’est pas vraiment significative, pourtant tous les pays en difficulté avec leurs dettes ont des BC déficitaires. Ce qui semble normal puisse que tous les ans ils sont obligés d’emprunter pour payer au reste du monde ce qu’ils ont consommé mais pas fabriqué.
Les résultats des BC sont à sommes nulles tout déficit de la France correspond à un excédent dans le reste du monde, une balance équilibrée n’existe pas. http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=T11F142Heureusement il y a l'Europe !
La première mondialisation s'est terminée par la guerre de 1914! ( suzanne berger) comment se terminera la seconde
13:49 Publié dans économie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : baisse des profits, mondialisation, balance commerciale


